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Depuis des années, nous assistons à la prise en otage du domaine public. Le développement, en soi indispensable, des transports en commun est malheureusement utilisé pour réduire la circulation par la force ; des rues sont fermées sans aucune raison et sans consultation préalable ; chaque jour des places de parking sont supprimées. Il n'existe à Genève aucune zone piétonne digne de ce nom.
Améliorer la circulation c'est bien entendu mettre l'accent sur le développement des transports publics et lutter contre le bruit et la pollution, mais c'est également repenser la circulation dans son ensemble. Je m'engage en faveur d'une véritable harmonisation des transports qui ne se contente pas de fustiger les automobilistes et qui tienne compte de la diversité et de la complémentarité des moyens de transports. Je m'oppose à la fermeture arbitraire de rues sans aucun projet cohérent ; je souhaite développer de véritables zones piétonnes avec des parkings à proximité qui permettent de satisfaire tant les exigences de la population que celles des commerçants, enfin, je tiens également à créer des parkings pour permettre aux habitants de se garer dans leurs quartiers et faciliter l'accès aux commerces.
Aujourd'hui, la Ville de Genève compte plus de 100 agents de sécurité municipaux et un peu moins d'agents municipaux. Or, plutôt que d'être occupés à assurer la sécurité de nos citoyens, ces agents sont affectés, faute de compétences octroyées par la loi, à des tâches telles que l'ouverture et la fermeture des marchés, ainsi qu'au collage systématique d'amendes qui pleuvent sur nos pare-brises.
Pendant ce temps, dans certains quartiers, des habitants n'osent plus sortir après une certaine heure et assistent impuissants à la dégradation de leur environnement.
Pour renforcer la sécurité, il faut repenser dans son ensemble la répartition des tâches entre le Canton et la Ville. D'une part en réévaluant les compétences des agents de sécurité municipaux pour qu'ils puissent répondre aux besoins de sécurité de la population, d'autre part en réfléchissant à l'opportunité de réduire le nombre des agents de sécurité municipaux pour affecter les moyens et le personnel ainsi dégagés à la création d'une brigade de Gendarmerie spécialement affectée à la sécurité de la Ville et de ses habitants.
Aujourd'hui, l'esprit d'entreprise, le développement économique et le dynamisme ne sont plus favorisés en Ville de Genève. Au contraire, les commerçants et les petites entreprises sont victimes d'un acharnement systématique des autorités, qui n'hésitent pas à venir contrôler, centimètre à la main, si leurs enseignes, leurs terrasses ou encore leurs guirlandes de Noël n'empiètent pas sur la voie publique.
Certes, la loi est contraignante, mais elle doit être appliquée de la même façon pour tous. Or, il y a à Genève deux poids et deux mesures : Qu'en est-il de Rhino ? Les autorités se sont-elles assurées que la corne du squat respecte la dimension prévue pour les enseignes ? Ont-elles délivré les autorisations nécessaires pour le placardage des affiches qui défigurent l'immeuble ?
Je m'engage à ce que ceux qui travaillent ne soient plus constamment harcelés alors que d'autres sont impunément soutenus. L'administration doit être au service de tous ceux qui ont besoin d'elle, elle doit encourager plutôt qu'étouffer, elle doit être un véritable partenaire pour le développement de Genève.
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