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En 2006, le budget de la Ville de Genève révélait une masse salariale de 390 millions pour quelque 2900 postes. Ce montant équivaut à 40.8% des charges totales de la Ville. Même si les autorités ont renoncé depuis deux ans à créer de nouveaux postes, ce montant reste trop important.
Je propose de ne pas repourvoir, pendant quatre ans, les postes devenus vacants. Les postes ainsi libérés seront réaffectés pour moitié aux tâches prioritaires de la ville - la sécurité, par exemple - et le solde à générer des économies. La Ville devra également apprendre à externaliser certaines taches, de façon à réduire ses coûts tout en flexibilisant son fonctionnement.
Mais le problème de la fonction publique municipale ne s'arrête pas là. Aujourd'hui, l'efficacité de nos fonctionnaires n'est pas récompensée. Il s'agit sans conteste d'un obstacle au développement d'une véritable culture d'entreprise. Il faut réformer et revaloriser le statut de la fonction publique municipale, notamment en instaurant un système de gratification au mérite. Cette réforme permettra de motiver nos fonctionnaires municipaux et de lutter contre un taux d'absentéisme actuellement trop élevé.
Aujourd'hui, 4'500 enfants bénéficient d'une place de crèche en Ville de Genève. Or, il manque encore quelque 1'500 places. Pourtant, des moyens considérables ont été alloués, depuis plusieurs années, pour le développement de ce seul mode de garde. En 2006, c'est un montant de 58 millions qui a été inscrit au budget à cet effet.
Malgré ce montant très important, non seulement les places de crèche font encore cruellement défaut, mais surtout, les crèches ne répondent pas complètement aux besoins des parents, ne tenant pas compte des périodes de vacances, de la diversité des horaires et des demandes de chacun.
Pour y pallier, une seule solution est actuellement proposée : la municipalisation des crèches. Autrement dit, parce que la ville n'est pas parvenue à obtenir des crèches qu'elles offrent des prestations adéquates, les autorités municipales prétendent en fonctionnariser tout le personnel !
La municipalisation ne créera toutefois pas une seule place supplémentaire. Elle aura en revanche un coût faramineux correspondant à l'affiliation à la coûteuse caisse de pension de la Ville de ces nouveaux fonctionnaires. Elle impliquera également la soumission de ces derniers au statu de la fonction publique avec toutes les lourdeurs que cela implique.
En réalité, pour répondre aux besoins des parents quant à la diversité des horaires et pendant les vacances, il suffit que la Ville - qui subventionne ces institutions - impose enfin ses conditions en négociant des contrats de prestations, et que la Ville cesse de n'être qu'un porte-monnaie qui n'a pas son mot à dire sur l'affectation des montants alloués.
Mais pour répondre à la demande, compte tenu notamment du coût des places de crèche pour la collectivité, il convient également impérativement de diversifier l'offre des modes de garde en encourageant les mamans de jour et les crèches d'entreprise en partenariat avec le privé.
La culture est le poste le plus important du budget de la Ville de Genève, soit un montant annuel de 200 millions, ce qui représente 20% du budget. La Ville dépense ainsi 1'500 frs par an et par habitant pour la culture alors que la moyenne suisse s'élève à 60 frs et qu'une ville comme Bâle en dépense 400 frs.
Certes, la culture contribue au rayonnement de notre cité tant au niveau local que sur un plan international. Mais aujourd'hui n'importe quelle association est à même d'obtenir une subvention sans avoir à justifier d'un projet présentant un véritable intérêt pour la collectivité. La politique culturelle est prise en otage au profit d'objectifs politiques. Il faut que cela cesse.
La politique culturelle de la Ville doit se recentrer sur les grandes institutions de rayonnement international qui contribuent au prestige de Genève. Elle doit également s'assurer du fonctionnement et de l'entretien des structures déjà existantes.
Le projet d'une nouvelle comédie est démesuré ; je veux me battre pour des choix réalistes, pour des investissements dans l'intérêt des citoyens et non à la seule gloire des magistrats qui les proposent.
La Ville doit en outre s'inspirer de ce qui se fait ailleurs et initier le partenariat entre les privés et les collectivités publiques. Elle devrait ainsi conditionner l'octroi de toute subvention à un financement parallèle d'une partie du projet par des mécènes privés.
Enfin, dans ce domaine également, la répartition des compétences entre la Ville, le Canton et les autres communes devra être examinée.
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La priorité des priorités en matière d'aménagement, c'est de garantir un logement pour chacun. Et pour cela, il n'y a pas trente-six solutions, il faut construire ! L'inaction de la Ville dans ce domaine est scandaleuse, et il faut y mettre un terme.
Pour construire des logements, il faut affecter les terrains acquis par la Ville en priorité au logement, dans le cadre de plans localisés de quartier ambitieux et conviviaux.
Il faut ensuite favoriser la surélévation des immeubles, pour autant bien entendu que soient garanties la protection du patrimoine bâti et la qualité de vie des voisins.
Que dire de l'aménagement de nos quais, de nos places et de nos rues ?
Malheureusement, il n'y a rien à dire en ce qui concerne nos quais puisque rien n'a été fait ! Les deux rives ne présentent aucune unité dans leur aménagement et sont parsemées de baraques à glaces et de stands divers, de toutes les tailles et de toutes les couleurs, sans aucune cohérence.
Notre rade est notre plus belle carte de visite, mais elle n'est pas mise en valeur. Il suffirait pourtant que des règles soient instaurées pour unifier les terrasses et éviter l'anarchie qui règne actuellement, et un grand pas serait fait !
L'accès au lac doit être facilité ; il est inacceptable que la rive gauche ne compte qu'une seule minuscule plage publique.
Genève a besoin d'un vrai projet pour ses quais, un projet qui tienne compte des souhaits de la population, des intérêts des riverains et des hôteliers, ainsi que des besoins des exploitants. Un projet qui doit associer Ville et Canton, ainsi que toutes les parties prenantes.
Le bilan concernant nos places est tout aussi négatif.
Malgré un réaménagement extrêmement coûteux, la place Cornavin est impraticable ; les piétons, les bus, les taxis et les véhicules sortant du parking pensent chacun avoir la priorité sur l'autre !
La plaine de Plainpalais est une zone en friche. Laissée la plupart du temps à l'abandon, elle ne reprend vie que pour accueillir des manifestations qui suscitent la colère des riverains, qui souhaiteraient aussi pouvoir jouir de cet espace.
La place du Rhône fait quant à elle l'objet de nombreuses plaintes des commerçants et riverains, tant les manifestations qui y sont organisées, de plus en plus fréquentes, sont sources de nuisances. En ce lieu, le seul projet qui a été unanimement salué - un jardin installé l'été dernier - avait été créé et financé par des privés !
Nos places font partie de notre patrimoine, elles doivent être mises en valeur et contribuer à la qualité de vie dans nos quartiers. Dans le cadre de leur aménagement et de leur utilisation, je m'engage à tenir compte des intérêts des habitants, des commerçants et des utilisateurs.
L'aménagement du domaine public doit impérativement être pensé pour rendre service à la population et non pour lui rendre délibérément la vie impossible, le tout à grands frais !
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En 2006, la dette de la Ville de Genève s'élève à 1,8 milliards, et coûte 60 millions en intérêts. Ce montant pourrait être mieux utilisé dans des domaines plus essentiels tels que la sécurité ou la petite enfance. Il est indispensable d'assainir nos finances pour assurer des prestations de qualité.
Pour redresser nos finances, je propose notamment de cesser de repourvoir les postes devenus vacants dans l'administration, sans porter préjudice aux tâches prioritaires de l'Etat ; d'externaliser une partie des activités et d'encourager le partenariat public-privé chaque fois que cela est possible, notamment dans les domaines de la culture, de la petite enfance et du sport.
Cependant ces mesures ne seront d'aucune utilité si la question de la répartition des compétences entre la Ville et le Canton n'est pas réglée. La Ville ne peut en effet assainir ses finances et rendre plus efficiente sa gestion si, à tout moment, le Canton est en droit de lui imposer des transferts de charges.

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